La chute à la mer est la première cause d'accident mortel en plaisance. Deux parades : le gilet, qui donne du temps, et la manœuvre de récupération, qui doit être connue de tout l'équipage, pas seulement du chef de bord.
Les équipements individuels de flottabilité
| Flottabilité | Nom usuel | Usage | Zone minimale |
|---|---|---|---|
| 50 N | Aide à la flottabilité | Nageur, eaux abritées, secours proche ; ne retourne pas une personne inconsciente | Basique |
| 100 N | Gilet de sauvetage | Eaux abritées et côtières ; retourne la plupart des personnes | Côtier |
| 150 N | Gilet de sauvetage | Eaux du large, vêtements de mer ; retourne une personne inconsciente | Semi-hauturier et hauturier |
| 275 N | Gilet de sauvetage | Conditions extrêmes, vêtements lourds, plateforme offshore | Facultatif |
Un gilet gonflable doit porter la mention de sa flottabilité après gonflage et être armé (cartouche de CO₂ en état, percuteur non déclenché). Vérifiez-le à chaque début de saison et après chaque immersion.
Qui doit porter le gilet ?
- Les enfants de 30 kg ou moins : un gilet d'au moins 100 N leur est réservé, quelle que soit la distance d'un abri ; le texte impose d'en disposer, le chef de bord le fait porter.
- Les pratiquants de véhicule nautique à moteur (scooter des mers) : en permanence, avec une combinaison en néoprène d'au moins 2 mm.
- Les autres : la réglementation impose d'avoir un gilet par personne à bord ; le porter relève du chef de bord, qui doit l'exiger de nuit, par mauvais temps, en solitaire sur le pont ou pour tout équipier qui ne sait pas bien nager.
Le coupe-circuit
Sur un hors-bord à barre franche ou à commande déportée, le coupe-circuit (cordon ou système électronique) relie le pilote au moteur. Il se porte au poignet, à la jambe ou sur le gilet dès l'allumage du moteur et ne doit pas être modifié. Un second coupe-circuit filaire doit être accessible à bord et son emplacement connu de tous, pour pouvoir redémarrer et revenir chercher le pilote tombé à l'eau. Avec un coupe-circuit électronique, un passager reste au poste de pilotage.
La manœuvre de personne à la mer
- Alerter : crier « homme à la mer » (ou le bord : « à bâbord ! ») pour que tout l'équipage réagisse.
- Désigner : un équipier pointe la personne du doigt et ne la quitte pas des yeux. Une tête dans le clapot disparaît en quelques secondes.
- Lancer la bouée fer à cheval ou tout objet flottant, pour aider la personne et marquer la position.
- Ralentir et mettre la barre du côté de la personne pour écarter l'hélice.
- Revenir en approchant lentement, face au vent ou vent de travers, la personne du côté du barreur pour la garder en vue.
- Couper le moteur (ou au moins le point mort) quand la personne est à quelques mètres : une hélice qui tourne près d'un nageur est le danger principal.
- Récupérer par l'arrière ou le côté bas, avec l'échelle de bain ou une boucle de bout, en gardant à l'esprit qu'une personne en hypothermie ne peut pas s'aider elle-même.
Si la personne n'est pas retrouvée rapidement : MAYDAY sur le canal 16, en donnant la position du dernier contact visuel, l'heure et une description. Le CROSS coordonne la recherche. Noter la position GPS au moment de la chute (touche MOB du GPS) accélère tout.