Deux sujets complètent la signalisation des bateaux : demander du secours quand tout va mal, et être identifiable en toute circonstance.
Les signaux de détresse
Un bateau en détresse qui demande du secours peut montrer :
| De jour | De nuit |
|---|---|
| Un pavillon, un objet ou les bras agités circulairement | Un feu agité circulairement (lampe, torche) |
| Un pavillon avec une boule (ou objet analogue) au-dessus ou au-dessous | Des fusées ou feux à main rouges |
| Une fusée ou un fumigène rouge à parachute | Des fusées à étoiles rouges |
| Les signaux sonores de détresse | Les signaux sonores de détresse |
Le signal sonore de détresse consiste en volées de cloche répétées ou en sons prolongés répétés. Par radio, le message est « Mayday, Mayday, Mayday » sur le canal de veille des bateaux de la zone, le canal 10 en navigation, ou sur le canal de l'écluse la plus proche ; par téléphone, le 112 ou le 18 avec le point kilométrique.
Les engins pyrotechniques ne figurent pas dans l'armement obligatoire des eaux intérieures, hormis certaines eaux exposées ; une lampe étanche et un téléphone chargé dans une pochette étanche sont les moyens d'alerte réalistes du plaisancier fluvial.
Porter assistance
Le règlement fait de l'assistance un devoir : tout conducteur témoin d'un accident ou d'une détresse prend les mesures à sa portée pour sauver les personnes, puis prévient les secours et l'autorité (VNF, écluse, gendarmerie fluviale). Le bateau en détresse échappe aux règles de route : les autres s'écartent ou s'arrêtent, à distance suffisante pour ne pas gêner les secours.
Les marques d'identification
Tout bateau doit être identifiable depuis la rive et depuis l'eau :
- un bateau de commerce porte son nom, son port d'attache, son numéro officiel, ses marques d'enfoncement et ses échelles de tirant d'eau ;
- une menue embarcation porte son nom ou sa devise et, à défaut d'immatriculation, le nom et l'adresse du propriétaire, en caractères de 10 cm au moins, bien lisibles et indélébiles ; en France, les bateaux immatriculés portent leur numéro d'immatriculation des deux côtés de la coque ;
- les annexes portent le nom du bateau porteur.
Ces marques permettent aux écluses, aux secours et à l'autorité de reconnaître un bateau, de retrouver un propriétaire en cas d'amarre rompue ou d'abandon, et de délivrer les péages.
Tirant d'eau et tirant d'air
Les marques d'enfoncement ne concernent pas la plaisance, mais le plaisancier doit connaître par cœur deux chiffres de son bateau :
- le tirant d'eau, hauteur immergée, à comparer avec le mouillage garanti de la voie (panneau C.1) ;
- le tirant d'air, hauteur hors de l'eau, à comparer avec la hauteur libre sous les ponts (panneau C.2), mesurée au-dessus du plan d'eau du jour, donc réduite en crue.