Thème 04 · section 4

Signaux de détresse et marques d'identification

3 min de lecture · 5 points à retenir · quiz de 10 questions en fin de section

Mis à jour le · 3 sources officielles citées

Deux sujets complètent la signalisation des bateaux : demander du secours quand tout va mal, et être identifiable en toute circonstance.

Les signaux de détresse

Un bateau en détresse qui demande du secours peut montrer :

De jourDe nuit
Un pavillon, un objet ou les bras agités circulairementUn feu agité circulairement (lampe, torche)
Un pavillon avec une boule (ou objet analogue) au-dessus ou au-dessousDes fusées ou feux à main rouges
Une fusée ou un fumigène rouge à parachuteDes fusées à étoiles rouges
Les signaux sonores de détresseLes signaux sonores de détresse

Le signal sonore de détresse consiste en volées de cloche répétées ou en sons prolongés répétés. Par radio, le message est « Mayday, Mayday, Mayday » sur le canal de veille des bateaux de la zone, le canal 10 en navigation, ou sur le canal de l'écluse la plus proche ; par téléphone, le 112 ou le 18 avec le point kilométrique.

Panneau E.14 (indication) : poste téléphonique.
E.14 : poste téléphonique sur la rive, utile pour alerter.
Panneau E.23 (indication) : renseignements nautiques par radiotéléphonie sur le canal indiqué « canal 10 ».VHF10
E.23 : renseignements nautiques par radio sur le canal indiqué.

Les engins pyrotechniques ne figurent pas dans l'armement obligatoire des eaux intérieures, hormis certaines eaux exposées ; une lampe étanche et un téléphone chargé dans une pochette étanche sont les moyens d'alerte réalistes du plaisancier fluvial.

Porter assistance

Le règlement fait de l'assistance un devoir : tout conducteur témoin d'un accident ou d'une détresse prend les mesures à sa portée pour sauver les personnes, puis prévient les secours et l'autorité (VNF, écluse, gendarmerie fluviale). Le bateau en détresse échappe aux règles de route : les autres s'écartent ou s'arrêtent, à distance suffisante pour ne pas gêner les secours.

Les marques d'identification

Tout bateau doit être identifiable depuis la rive et depuis l'eau :

  • un bateau de commerce porte son nom, son port d'attache, son numéro officiel, ses marques d'enfoncement et ses échelles de tirant d'eau ;
  • une menue embarcation porte son nom ou sa devise et, à défaut d'immatriculation, le nom et l'adresse du propriétaire, en caractères de 10 cm au moins, bien lisibles et indélébiles ; en France, les bateaux immatriculés portent leur numéro d'immatriculation des deux côtés de la coque ;
  • les annexes portent le nom du bateau porteur.

Ces marques permettent aux écluses, aux secours et à l'autorité de reconnaître un bateau, de retrouver un propriétaire en cas d'amarre rompue ou d'abandon, et de délivrer les péages.

Tirant d'eau et tirant d'air

Les marques d'enfoncement ne concernent pas la plaisance, mais le plaisancier doit connaître par cœur deux chiffres de son bateau :

  • le tirant d'eau, hauteur immergée, à comparer avec le mouillage garanti de la voie (panneau C.1) ;
  • le tirant d'air, hauteur hors de l'eau, à comparer avec la hauteur libre sous les ponts (panneau C.2), mesurée au-dessus du plan d'eau du jour, donc réduite en crue.
Panneau C.1 (restriction) : profondeur d'eau limitée « 1,8 ».1,8
C.1 : profondeur limitée à 1,80 m.
Panneau C.2 (restriction) : hauteur libre au-dessus du plan d'eau limitée « 3,5 ».3,5
C.2 : hauteur libre limitée à 3,50 m au-dessus du plan d'eau.

À retenir

  1. Détresse de jour : pavillon, objet ou bras agités circulairement, pavillon avec une boule au-dessus ou au-dessous, fusée ou fumigène rouge ; de nuit : feu agité circulairement, fusées rouges, feux à main rouges.
  2. Détresse sonore : volées de cloche répétées ou sons prolongés répétés ; en radio : « Mayday » sur le canal 10 ou l'appel de l'écluse la plus proche, et le 112 ou le 18 par téléphone.
  3. Tout bateau porte un nom ou une devise ; les menues embarcations portent en plus le nom et l'adresse du propriétaire ou leur numéro d'immatriculation, en lettres de 10 cm au moins.
  4. Les marques d'enfoncement et les échelles de tirant d'eau ne concernent que les bateaux de commerce ; le plaisancier doit connaître son propre tirant d'eau et son tirant d'air.
  5. Un bateau en détresse a priorité sur toute règle de route : on lui porte assistance si l'on peut le faire sans se mettre en danger.
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Une page A4, à garder au fond du ciré.

Sources

  • Règlement général de police de la navigation intérieure (arrêté du 28 juin 2013), article A.4241-48-29 (signaux de détresse) et chapitre 2 (marques d'identification)
  • CEVNI, articles 2.01 à 2.05 (marques d'identification) et 3.30 (signaux de détresse), annexe 6 (signaux sonores)
  • ANFR, manuel du certificat restreint de radiotéléphoniste, partie eaux intérieures

Contenu rédigé à partir des textes officiels puis relu ; il ne remplace ni les textes en vigueur ni la formation en bateau-école.

Quiz de fin de section

10 questions sur ce que vous venez de lire. À partir de 80 %, la section est acquise.

On tire les questions…