Thème 06 · section 1

Permis, documents de bord et responsabilités du chef de bord

3 min de lecture · 5 points à retenir · quiz de 10 questions en fin de section

Mis à jour le · 2 sources officielles citées

Le permis est le premier document que l'on vous demandera lors d'un contrôle. Mais il n'est pas le seul : le bateau a aussi ses papiers, et le chef de bord des devoirs qui vont bien au-delà de la conduite.

Quand le permis est-il obligatoire ?

SituationPermis exigé ?
Navire à moteur de plus de 4,5 kW (6 CV)Oui
Navire à moteur de 4,5 kW ou moinsNon
Voilier, même avec un moteur auxiliaireNon (si la voilure est le mode principal de propulsion)
Véhicule nautique à moteur (scooter des mers)Oui, dès 4,5 kW
Location d'un bateau à moteur sans permisNon, dans la limite de 4,5 kW

Les options du permis plaisance

OptionÂge minimumZone
Côtière16 ansEn mer, jusqu'à 6 milles d'un abri, de jour et de nuit
Extension hauturièreCôtière acquiseEn mer, sans limite de distance
Eaux intérieures (fluvial)16 ansRivières, canaux, lacs ; navires de moins de 20 m
Extension grande plaisance eaux intérieuresEaux intérieures acquiseNavires de 20 m et plus

L'option côtière comporte une épreuve théorique (40 questions, 5 erreurs maximum) et une formation pratique validée par un établissement agréé. Elle inclut une initiation à la VHF qui dispense du CRR pour l'usage d'une VHF dans les eaux françaises (voir la section sur la VHF).

Les papiers du bateau

  • Le titre de navigation, document unique délivré par les affaires maritimes depuis le 1er janvier 2022 (il remplace la carte de circulation et l'acte de francisation). Il porte le numéro d'immatriculation, qui doit être inscrit sur la coque.
  • Le permis du pilote.
  • L'attestation d'assurance : la responsabilité civile n'est pas imposée par la loi en mer, mais les ports la demandent pour toute place et elle est indispensable.
  • Les documents de la division 240 selon la zone : cartes, RIPAM, description du balisage, livre des feux et journal de bord au-delà de 6 milles.
  • Pour la VHF : la licence de station délivrée gratuitement par l'ANFR avec l'indicatif et le numéro MMSI.

Les devoirs du chef de bord

Le chef de bord est la personne qui assume la conduite du navire. Il peut déléguer la barre, pas la responsabilité. Il doit :

  • s'assurer du matériel d'armement et de son état ;
  • vérifier la météo et adapter le programme ;
  • fixer le nombre de personnes embarquées dans la limite du nombre maximal indiqué par le constructeur ;
  • faire respecter les règles de route, les vitesses et les zones réglementées ;
  • porter assistance à toute personne en danger en mer, tant qu'il ne met pas son propre équipage en péril ;
  • rester sobre et maître de sa vitesse : depuis le 5 juin 2026 (décret n° 2026-434), conduire un navire de plaisance à moteur en état d'ivresse manifeste est une contravention de 4e classe (jusqu'à 750 €), avec suspension possible du permis jusqu'à un an et confiscation du navire ; il n'existe pas de taux d'alcoolémie en mer, contrairement à la route, c'est l'état du pilote qui est constaté. Le défaut de maîtrise de la vitesse (croisement, visibilité réduite, baigneurs, plongeurs, obstacles) est puni de la même classe de contravention (135 € d'amende forfaitaire).

Les contrôles en mer

Les affaires maritimes, la gendarmerie maritime, les douanes et la police peuvent vous contrôler en mer ou au port. Ils vérifient le permis, le titre de navigation, le matériel de sécurité et le respect des règles de navigation. Le défaut de permis, le matériel manquant ou périmé et l'excès de vitesse dans la bande des 300 m sont les motifs les plus fréquents de procès-verbal.

À retenir

  1. Le permis plaisance est obligatoire pour conduire un navire à moteur de plus de 4,5 kW (6 CV) ; l'option côtière s'obtient à partir de 16 ans et autorise la navigation jusqu'à 6 milles d'un abri, de jour comme de nuit.
  2. Au-delà de 6 milles d'un abri, il faut l'extension hauturière. Les voiliers, même équipés d'un moteur auxiliaire, ne demandent pas de permis.
  3. À bord : le titre de navigation du bateau (document unique depuis 2022), le permis du pilote, et les documents exigés par la division 240 (cartes, RIPAM, balisage).
  4. Le chef de bord répond de la sécurité du navire et des personnes embarquées, du respect du matériel d'armement et de l'obligation de porter assistance.
  5. Depuis le 5 juin 2026, conduire un navire de plaisance à moteur en état d'ivresse manifeste ou sans maîtriser sa vitesse est une contravention de 4e classe : il n'y a pas de taux d'alcoolémie en mer, mais le permis peut être suspendu.
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Une page A4, à garder au fond du ciré.

Sources

  • Code des transports, articles L5271-1 et suivants (permis de conduire les bateaux de plaisance) et décret n° 2007-1167 du 2 août 2007 relatif au permis de conduire et à la formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur
  • Code des transports, articles R5242-1 et R5242-2 (ivresse manifeste et défaut de maîtrise de la vitesse, créés par le décret n° 2026-434 du 2 juin 2026)

Contenu rédigé à partir des textes officiels puis relu ; il ne remplace ni les textes en vigueur ni la formation en bateau-école.

Quiz de fin de section

10 questions sur ce que vous venez de lire. À partir de 80 %, la section est acquise.

On tire les questions…