Les signaux de détresse disent une seule chose : « nous sommes en danger grave et imminent et demandons une assistance immédiate ». La liste est fixée par l'annexe IV du RIPAM. Il faut la connaître pour appeler, mais aussi pour reconnaître un appel d'un autre bateau et porter secours.
Quand les utiliser
Un signal de détresse ne s'emploie qu'en cas de danger grave et imminent pour le navire ou les personnes à bord : voie d'eau non maîtrisée, incendie, homme à la mer non récupéré, blessé grave. Une panne de moteur par beau temps à un mille du port n'est pas une détresse ; c'est une demande d'assistance (canal 16, puis le CROSS vous orientera).
Les signaux pyrotechniques
| Signal | Usage |
|---|---|
| Fusée à parachute à lumière rouge | Alerter de loin, surtout de nuit (visible à plusieurs dizaines de milles) |
| Feu à main à lumière rouge | Guider les secours déjà en approche, portée de quelques milles |
| Fumigène à fumée orange | De jour, pour être repéré par un aéronef ou un navire proche |
| Fusées ou bombes projetant des étoiles rouges, lancées une à une à courts intervalles | Alerter |
La couleur rouge est réservée à la détresse. Une fusée blanche n'est pas un signal de détresse : elle sert à éclairer ou à attirer l'attention.
Les signaux visuels
- Pavillons N au-dessus de C du Code international des signaux (N : quadrillage bleu et blanc, C : bandes horizontales bleu, blanc, rouge, blanc, bleu).
- Un signal carré avec, au-dessus ou en dessous, une boule ou un objet ressemblant à une boule.
- Flammes à bord : un baril de goudron ou d'huile qui brûle, par exemple.
- Des mouvements lents et répétés des bras étendus de chaque côté, levés et abaissés.
- Un morceau de toile orange portant un carré noir et un cercle noir, destiné au repérage aérien.
- Une tache colorante sur l'eau (marqueur de couleur).
Les signaux sonores et radioélectriques
- Un coup de canon ou autre signal explosif tiré à intervalles d'environ une minute.
- Un son continu produit par un appareil de signalisation par brouillard (corne de brume).
- Le groupe SOS (• • • — — — • • •) en morse, par tout moyen.
- Le mot MAYDAY en radiotéléphonie, répété trois fois, sur le canal 16 de la VHF.
- Une alerte de détresse par ASN (appel sélectif numérique) sur le canal 70, envoyée par la touche rouge d'une VHF ASN raccordée au GPS.
- Une balise de localisation (EPIRB ou PLB) qui émet sur 406 MHz vers les satellites.
- Un transpondeur de recherche et de sauvetage (SART) qui se signale sur les radars.
Ce que votre bateau doit avoir
La division 240 impose, en navigation côtière (jusqu'à 6 milles d'un abri), trois feux rouges automatiques à main. Les fusées à parachute et les fumigènes ne sont plus obligatoires en côtier, mais ils restent recommandés dès que l'on s'éloigne. Une VHF n'est obligatoire qu'à partir de la navigation semi-hauturière (VHF fixe ASN), mais c'est le moyen le plus efficace : l'appel MAYDAY touche en même temps le CROSS et tous les navires à portée.